En effet, c’est en découvrant une petite statue d’Egypte, qu’on sait à présent que ses habitants utilisaient déjà le préservatif masculin. « Etui contraception, une multitude de moyens !anti-contraceptif », « condom », « fourreau d'étoffe légère », « gant de Vénus » ou encore « Redingote anglaise »,… ce bout de peau changea régulièrement d’appellation au fil du temps, avant de s’appeler pour la toute première fois « préservatif » en 1780. Bien sûr, il changea également de texture à travers les âges : il fut d’abord en vessies ou intestins d’animaux, puis en lin, en soie huilée, et même en écailles de tortue avant d’être en latex ; quant à sa lubrification, elle ne date seulement que de 1961 ! Ce moyen de contraception est désormais un des plus sûrs et des plus pratiques, même s’il a mis des milliers d’années à
rentrer dans les mœurs ! Une méthode peu connue pour les hommes, mais assez radicale est la stérilisation. Elle est légale en France depuis 1999 et porte le nom de « vasectomie ». Cette pratique qualifiée de « mutilante » ou encore « barbare » est pourtant simple : il s’agit de faire une ligature des canaux déférents, ce qui entraîne une infertilité de l’homme puisque l’éjaculat ne contient alors plus de spermatozoïdes. Cette pratique est une contraception sûre et soulage le couple du préservatif ou de la pilule. L’opération n’est pas définitive, contrairement à l’avis des médecins puisque l’opération inverse existe (la vaso-vasectcontraception  omie) où les canaux sont « ressoudés » mais où les chances de réussite ne dépassent pas 50 % ! La cryopréservation (congélation du sperme) peut également rendre possible à nouveau une grossesse. Les filles, elles, ont le choix entre plusieurs moyens de contraception : le plus fréquent est la pilule (par voie orale) commercialisée depuis les années 1960. Les françaises sont environ 60 % à l’utiliser ! Il s’agit d’un comprimé efficace à 99,5 % non par sa taille mais par sa régularité. En effet, ce petit médicament régulateur d’hormones (oestrogène et progestérone) doit être ingurgité tous les jours, idéalement à la même heure. C’est son seul inconvénient puisqu’en cas d’oubli il est impératif de prendre la « pilule du lendemain ». Celle-ci reste la seule solution pour éviter d’être enceinte ou de subir une I.V.G (Interruption Volontaire de Grossesse) dont on compte encore plus de 200 000 chaque année ! On trouve cette « pilule de secours » à la pharmacie, sans ordonnance médicale, elle coûte entre 4 et 10 € mais est gratuite pour les mineures ; avec ordonnance médicale elle est remboursée par la Sécurité Sociale. Il faut la prendre le plus tôt possible (maximum 5 jours après le rapport). Cette « pilule d’urgence » doit être néanmoins prise exceptionnellement ! Le « fémidom » est également possible pour les filles : il s’agit d’un préservatif à insérer dans le vagin. Il est moins répandu que le préservatif masculin et il n’est pas gratuit (environ 1,50€). On le trouve surtout au Centre de Planification et d’Education Familial (CPEF) appelé couramment le « Planning Familial ». Ce moyen de contraception serait aussi efficace que le préservatif masculin et mieux encore, l’anneau qui frotterait contre le clitoris déclencherait l’orgasme encore plus vite chez la fille ! Une autre possibilité chez les filles est le stérilet, deuxième moyen contraceptif français. C’est un objet mit en place dans l’utérus et qui empêche de ce fait l’œuf fécondé de s’y installer ; il aurait également une action précoce sur les spermatozoïdes et l’ovule. Enfin, il semblerait qu’un nouveau moyen va percer dans les temps à venir : la pilule masculine. Mis au point en 2000, par un professeur renommé du Québec, ce gel dit inodore, imperceptible et incolore serait désormais appelé « préservatif invisible ». Il serait constitué d’un gel polymère et d’un combiné de germe. L’avenir nous révèlera si ce gel pourrait être compatible à l’homme… A côté de tous ces moyens, se retirer avant l’éjaculation, calculer les jours d’ovulation ou encore avoir des rapports sans pénétration (dites « méthodes naturelles ») semblent des moyens de contraception peu sûrs auxquels il est préférable ne pas se fier… !