Plante voisine de l’épinard, cultivée en Amérique du Sud pour ses graines alimentaires, le quinoa constitue à l’heure actuelle LE centre d’intérêt des le quinoachercheurs et scientifiques, mais aussi des maîtres de l’art culinaire. Plante à usages multiples, le quinoa appartient au genre « CHENOPODIUM » et à la famille des « chénopodiacées ». Pour illustrer, sachez par exemple que les épinards appartiennent aussi à la famille des chénopodiacées. Mais ce n’est pas pour autant que les graines issues du quinoa peuvent être qualifiées de céréales, car elles n’en sont pas malgré les apparences. Il faut savoir que l’intérêt porté par les uns et les autres au quinoa n’est guère nouveau : en effet, originaire des Andes et de la Cordillère, le quinoa était depuis fort longtemps connu du peuple
Inca qui le désignait comme étant le « CHISIYA MAMA », c'est-à-dire la reine-mère de tous les grains. Ainsi, connu et cultivé par les peuples précolombiens sur les plateaux de l’Amérique latine, le quinoa occupait une place importante dans l’alimentation de ces populations précolombiennes telle que le peuple Inca. Toutefois, l’engouement récent pour cette plante aux nombreuses vertus s’explique par le fait qu’elle a été éclipsée pendant de longues années du fait même que les « conquistadors » espagnols arrivés en Amérique n’avaient pas accordé beaucoup d’importance au quinoa. En effet, il faut savoir que ce désintérêt des colons equinoa  spagnols pour la plante provient de ce que la farine fabriquée à partir de ses graines semblait d’une qualité somme toute médiocre, en raison du fait que l’écorce des graines contient une substance appelée « saponine » en grande quantité et qui empêche la panification ou la fabrication de pain. Le quinoa comprend plusieurs variétés, dont la plus répandue et la plus cultivée s’appelle le « QUINO REAL ». Toutefois, bien d’autres variétés existent, telles que les « KASLALA », « TEMUCO », « COCHABAMBA »… Notons au passage que ces variétés portent encore bien souvent les noms originaires issus des dialectes latino-américains, quelquefois basés sur l’espagnol. Avant d'étudier la façon dont on cultive cette plante voisine des betteraves et de l’épinard, il faut connaître que cette plante originale se développe très rapidement puisqu’elle s’élève parfois jusqu’à 2 mètres de hauteur et ses graines sont concentrées au sommet. La plupart du temps, le quinoa n’arrive à maturité qu’au bout d’un certain temps qui peut aller de 5 à 6 mois calendaires. Le mois d’octobre est alors le mois idéal pour semer et prévoyez dès lors que la récolte sera aux alentours des mois d’avril et de mai. A propos de la culture proprement dite, plusieurs étapes sont à distinguer : il faut dans un premier temps faire en sorte que la terre soit nettoyée en profondeur afin d’éviter que les mauvaises herbes et parasites de tous genres ne viennent perturber le cycle végétatif de la plante. Ensuite, il convient de labourer la terre puis de procéder à sa fertilisation si besoin en est. À cet effet, l’utilisation du fumier est de mise, notamment celui du lama qui a des vertus fertilisantes très appréciées. C’est seulement après qu’on procède aux semis : l’opération consiste alors à creuser des trous dans le sol, à distance régulière, afin d’y déposer plusieurs graines à la fois. Notons que cette plante des Andes est facile à cultiver puisqu’elle ne requiert en réalité qu’un sol humidifié et retourné, cela n’impliquant donc pas la nécessité de précipitations régulières. Une fois arrivés à maturité, les quinoa doivent être coupés et les grains extraits et séparés de leurs épis par la technique du battage. Une fois prêts à être consommés, les grains feront l’objet d’une distribution commerciale. Mais comment justifier l’engouement des professionnels de la vente, des chercheurs, nutritionnistes et chefs culinaires à l’égard des grains de quinoa ? Véritable concentré d’éléments nutritionnels de toutes sortes, cette « pseudo-céréale » est particulièrement riche en protéines comportant les acides aminés les plus importants sur le plan nutritionnel. Ces protéines en question seraient selon l’Organisation Mondiale de la Santé équivalentes à celles des produits laitiers de base. En effet, leurs composantes, les acides aminés ne sauraient être fabriqués par le corps humain. Par ailleurs, à l’instar de la cacahouète, la graine fournit des acides gras non saturés dépourvus de cholestérol. Bien que n’étant pas une céréale proprement dite, les grains de cette plante sont toutefois intégrés dans les produits céréaliers au même titre que les grains dits « entiers ». Selon les chercheurs, la consommation massive des grains entiers permettrait de prévenir voire d’endiguer le fléau des risques d’attaques cardio-vasculaires, des cancers et bon nombre de formes de diabète. Plus exactement, ce sont les fibres ainsi que les antioxydants présents dans ses graines qui constituent les principes actifs essentiels; mais une bonne place est également attribuée aux sels minéraux, tels que le phosphore, le magnésium, qu'elle contient. Toutefois, un élément incongru, la saponine, vient amoindrir les innombrables qualités de la plante. Cette saponine, qui affecte l’absorption par le corps humain de certaines substances nutritionnelles élémentaires, doit ainsi être débarrassée des grains mis dans le circuit de distribution. Quoi qu’il en soit, le quinoa se présente à l’heure actuelle comme la plante d’avenir dont bon nombre d’effets bénéfiques sont encore inconnus et en instance de recherches scientifiques à l’échelle mondiale.