L'indri : le plus grand des lémuriens
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L'indri ou indri indri en latin, est un primate de la classe des lémuriens. Il appartient à un sous-ordre qui est la famille des indridés. L'espèce a été
décrite pour la première fois en 1788 par Gmelin et son dernier nom scientifique connu à ce jour est indris variegatus, attribué par Gray en 1872. L'indri est un mammifère dont l'aire de répartition s'étend exclusivement aux forêts tropicales humides du centre-est et du nord-est de Madagascar. Il a une préférence pour les régions à haute altitude, généralement à plus de 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ainsi, on peut observer de fortes concentrations naturelles entre la baie d'Antongil et la rivière Masora, de la rivière Mangoro au sud-ouest d'Andapa, et également dans les forêts de Maromizaha. Par ailleurs, des sites ont
été construits dans les meilleures conditions possibles, pour permettre à l'animal de s'y épanouir en toute liberté. Les principaux domaines aménagés sont la Réserve Spéciale d'Analamazaotra, la Réserve d'Andasibe, et le Parc National de Mantadia, au nord d'Andasibe. Sur le plan physiologique, l'indri est le plus grand des lémuriens avec une taille moyenne de 70 centimètres à l'âge adulte. Son poids tourne entre 6 et 10 kilogrammes. Ses membres postérieurs sont longs, à peu près de la même proportion que la tête et le corps réunis, et sont dotés de pieds préhensiles avec un grand orteil très divergent. Par contre, sa queue est rud
imentaire avec ses 3 à 5 centimètres. Sur une face noire très courte, on observe des yeux jaune-verts et un obtus museau noir. Les oreilles sont bien visibles et poilues. En général, le pelage très dense de l'animal est une alternance du noir et du blanc : la tête, le cou et les épaules, ainsi que le dos et les extrêmités des membres sont noirs tandis que le ventre, les bras et les cuisses sont blancs, tout comme la croupe qui est toutefois légèrement teintée de rouge. Une nuance de gris est observée sur les flancs et sur la face intérieure des cuisses. Quelques individus présentent néanmoins des variantes de couleurs. En effet, certains ont une tête blanche, une gorge et des membres gris, des flancs et des talons rouges vifs. D'autres se singularisent par la présence d'une tache grise au-dessus de chaque oeil. On rencontre même parfois des unicolores en blanc mat, aux yeux roses. En ce qui concerne le régime alimentaire, l'indri est purement herbivore. La base de sa nourriture est constituée de feuillages provenant de plus de 70 espèces différentes de plantes. Il en consomme principalement les jeunes feuilles et les bourgeons. Les fleurs et les fruits des arbres ainsi que la végétation au sol font également partie de ses réserves nutritionnelles. En matière de reproduction de l'espèce, la maturité sexuelle de l'indri, mâle ou femelle, est atteinte entre 7 et 9 ans. Après les accouplements qui ont lieu entre décembre et mars, une gestation de 120 à 150 jours s'ensuit pour donner naissance jusqu'à trois petits par portée, entre mai et juin. Sur le plan des moeurs et de la vie sociale, l'indri est avant tout arboricole, diurne et très actif. En effet, il se déplace habilement d'arbre en arbre, en effectuant des sauts pouvant atteindre une dizaine de mètres. En fonction de la saison ou des facteurs météorologiques, ses activités journalières peuvent durer 11 heures de temps ! De plus, c'est un animal territorial vivant en groupe, essentiellement familial, de 2 à 6 individus. Chaque groupe marque sa présence généralement en début de journée, par des cris puissants et répétitifs qui ressemblent à la première écoute, au hurlement d'un chien. Ces cris peuvent s'entendre jusqu'à 3 kilomètres alentour et se produisent quelquefois la nuit, aux mois d'octobre et de novembre. Hormis le sens du cri territorial, ils peuvent également signifier, soit un avertissement d'un danger imminent, comme la présence d'un animal carnivore à proximité, soit un appel ou un chant durant la période de rut. L'indri est réputé être très sociable à l'endroit de ses congénères et respectueux de la vie communautaire. Sur le plan de l'écologie et de la préservation de l'espèce, on peut affirmer que l'espace vital de chaque individu est suffisant car la densité moyenne de la population d'indris à Madagascar est estimée à 9 à 16 individus par kilomètre carré. Un autre résultat statistique indique que l'aire moyenne de répartition d'un groupe d'indris est de 8 à 30 hectares, en précisant toutefois que cette marge est notablement réduite dans la Réserve Spéciale d'Analamazaotra. Mondialement, l'indri est classé en tant qu'espèce mis en danger. En effet, même si les populations locales malgaches ne pratiquent pas la chasse à ses dépens, la principale menace est la réduction progressive de son habitat, à savoir la destruction de plus en plus alarmante des forêts pluviales.
décrite pour la première fois en 1788 par Gmelin et son dernier nom scientifique connu à ce jour est indris variegatus, attribué par Gray en 1872. L'indri est un mammifère dont l'aire de répartition s'étend exclusivement aux forêts tropicales humides du centre-est et du nord-est de Madagascar. Il a une préférence pour les régions à haute altitude, généralement à plus de 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ainsi, on peut observer de fortes concentrations naturelles entre la baie d'Antongil et la rivière Masora, de la rivière Mangoro au sud-ouest d'Andapa, et également dans les forêts de Maromizaha. Par ailleurs, des sites ont
imentaire avec ses 3 à 5 centimètres. Sur une face noire très courte, on observe des yeux jaune-verts et un obtus museau noir. Les oreilles sont bien visibles et poilues. En général, le pelage très dense de l'animal est une alternance du noir et du blanc : la tête, le cou et les épaules, ainsi que le dos et les extrêmités des membres sont noirs tandis que le ventre, les bras et les cuisses sont blancs, tout comme la croupe qui est toutefois légèrement teintée de rouge. Une nuance de gris est observée sur les flancs et sur la face intérieure des cuisses. Quelques individus présentent néanmoins des variantes de couleurs. En effet, certains ont une tête blanche, une gorge et des membres gris, des flancs et des talons rouges vifs. D'autres se singularisent par la présence d'une tache grise au-dessus de chaque oeil. On rencontre même parfois des unicolores en blanc mat, aux yeux roses. En ce qui concerne le régime alimentaire, l'indri est purement herbivore. La base de sa nourriture est constituée de feuillages provenant de plus de 70 espèces différentes de plantes. Il en consomme principalement les jeunes feuilles et les bourgeons. Les fleurs et les fruits des arbres ainsi que la végétation au sol font également partie de ses réserves nutritionnelles. En matière de reproduction de l'espèce, la maturité sexuelle de l'indri, mâle ou femelle, est atteinte entre 7 et 9 ans. Après les accouplements qui ont lieu entre décembre et mars, une gestation de 120 à 150 jours s'ensuit pour donner naissance jusqu'à trois petits par portée, entre mai et juin. Sur le plan des moeurs et de la vie sociale, l'indri est avant tout arboricole, diurne et très actif. En effet, il se déplace habilement d'arbre en arbre, en effectuant des sauts pouvant atteindre une dizaine de mètres. En fonction de la saison ou des facteurs météorologiques, ses activités journalières peuvent durer 11 heures de temps ! De plus, c'est un animal territorial vivant en groupe, essentiellement familial, de 2 à 6 individus. Chaque groupe marque sa présence généralement en début de journée, par des cris puissants et répétitifs qui ressemblent à la première écoute, au hurlement d'un chien. Ces cris peuvent s'entendre jusqu'à 3 kilomètres alentour et se produisent quelquefois la nuit, aux mois d'octobre et de novembre. Hormis le sens du cri territorial, ils peuvent également signifier, soit un avertissement d'un danger imminent, comme la présence d'un animal carnivore à proximité, soit un appel ou un chant durant la période de rut. L'indri est réputé être très sociable à l'endroit de ses congénères et respectueux de la vie communautaire. Sur le plan de l'écologie et de la préservation de l'espèce, on peut affirmer que l'espace vital de chaque individu est suffisant car la densité moyenne de la population d'indris à Madagascar est estimée à 9 à 16 individus par kilomètre carré. Un autre résultat statistique indique que l'aire moyenne de répartition d'un groupe d'indris est de 8 à 30 hectares, en précisant toutefois que cette marge est notablement réduite dans la Réserve Spéciale d'Analamazaotra. Mondialement, l'indri est classé en tant qu'espèce mis en danger. En effet, même si les populations locales malgaches ne pratiquent pas la chasse à ses dépens, la principale menace est la réduction progressive de son habitat, à savoir la destruction de plus en plus alarmante des forêts pluviales.Le lundi 18 août 2008 à 11:20
Article écrit par Christophe
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