Le loris est un animal catégorisé dans l'ordre des primates. Il est ainsi doté en tant que tel, de facultés générales qui peuvent se résumer en deux points le loris : petit primate d'asieessentiels. D'abord, la partie occipitale de son crâne est développée et ses orbites oculaires sont avancées, ce qui prédispose sa vue à une acuité plus marquée que ses autres organes sensitifs. De plus, la mobilité de la structure osseuse de ses avant-bras procure une grande habileté à ses mains dont le pouce est opposable aux autres doigts, permettant également une bonne préhension avec celles-ci. Le loris appartient à la famille des loridae ou strepsirrhiniens qui est un sous-ordre du genre lemur des primates. Une seule espèce est recensée depuis 1758 : le loris grêle dont le nom scientifique est loris tardigradus.
Physiologiquement, c'est un mammifère à deux bras et à deux pattes dont la taille à l'âge adulte, varie de 17 à 40 centimètres, et le poids de 300 grammes à 2 kilos. L'ensemble de son corps est densément couvert d'une fourrure courte grisâtre ou brunâtre, plus foncée sur le dos. Ses deux petites oreilles sont partiellement poilues et ses deux yeux volumineux surplombent un museau court. En outre, on observe la présence d'une fine griffe portée par le second orteil des pattes arrière. Cette griffe est caractéristique aux loridae pour leur toilette, les autres doigts et orteils étant munis d'ongles. Le loris a un faible sloris petit primateens gustatif et se nourrit essentiellement d'insectes lents, avec une préférence pour ceux qui ont une odeur et un goût nauséabonds, comme certains genres de punaises. Son régime est également constitué d'insectes nocifs comme les fourmis pseudomyrmex dont la piqûre provoque chez l'homme la paralysie. Durant sa toilette, le loris se sert de son urine pour neutraliser les effets toxiques de ses repas. Néanmoins, il déguste en complément de son alimentation, d'autres proies comme les oeufs d'oiseau et les petits vertébrés, ainsi que des fruits et de la sève. En termes de moeurs, c'est un animal arboricole qui se déplace de branche en branche en mouvements lents, méticuleux et sans saut. La puissance de ses mains et la forte préhension avec ces dernières lui permettent de réaliser ces mouvements qui sont quelquefois difficiles, voire périlleux. Ses activités sont en grande partie nocturnes, en particulier lorsqu'il part à la chasse aux insectes. Il vit en solitaire avant de former une famille ou un petit groupe familial. La femelle passe 4 à 6 mois en gestation avant de mettre bas un ou deux bébés. Pendant la période de sevrage qui dure 3 à 9 mois, les petits grandissent intégralement sous la protection de leur mère en s'agrippant sur son ventre ou en demeurant en permanence dans le nid familial en l'absence de celle-ci. En effet, c'est la mère qui s'occupe de l'approvisionnement en nourriture. L'âge adulte est atteint entre 10 et 18 mois à partir duquel l'émancipé apprend à vivre en solitaire, jusqu'à fonder une famille à son tour. La longévité d'un loris peut atteindre une vingtaine d'années. Géographiquement, on le retrouve exclusivement en Asie, surtout en Inde dont il est originaire. Sur le plan écologique, cette espèce était jadis capturée pour être domestiquée par des familles de notables et constituait une marque de noblesse pour certaines puissantes dynasties du Moyen-Orient et de l'Asie, en tant qu'animal de compagnie. La chasse était également pratiquée par certaines personnes, aux fins d'en extraire des remèdes traditionnels. En effet, toutes les parties de l'animal étaient réputées avoir des vertus médicinales. Une telle pratique persiste encore de nos jours même si elle est d'une bien moindre ampleur. Ce qui classe le loris parmi les espèces en voie de disparition, tout comme ses congénères du genre lemur, et même ses cousins éloignés du clade simia des singes. Il est à noter que de nombreux organismes et associations oeuvrant pour la préservation de l'environnement et la protection des espèces menacées de disparition existent actuellement. Des efforts sont déployés par la Société de biologie de Londres qui a mis sur pied le projet EDGE. Il s'agit d'un programme qui répertorie les lignées animales à caractères uniques ou inhabituels et qui sont exposées au risque d'extinction, en vue de structurer progressivement toutes les actions d'assistance à leur égard. A cet effet, une liste des 100 premiers mammifères bénéficiera des campagnes d'aide dans les années à venir, suite à des opérations de collecte de fonds initiées par ladite société.