Mis au point en 2005 par la commission Hirsch, le projet RSA fut présenté au Conseil des Ministres en juin 2007. Le RSA a été conçu pour mettre fin à une rsa : revenu de solidarité activesituation qui prévaut actuellement, à savoir une augmentation incessante du nombre d’allocataires du RMI et du nombre de personnes qui travaillent mais qui vivent toujours dans la pauvreté. En expérimentation dans 34 départements, le revenu de solidarité active sera généralisé en métropole en juillet 2009 et dans les DOM en 2011. Le RSA est une aide financière accordée aux personnes sans emploi mais également, et ce qui le différencie des autres allocations telles que le RMI et l’API, aux travailleurs pauvres. Le RSA vise également à supprimer une situation paradoxale qui existe encore dans le pays : une personne qui reprend une
activité peut gagner moins que si elle était sans travail. Cette situation ne favorise par la reprise du travail car les personnes qui touchent le RMI ont peur du travail gratuit. Le RSA va aussi contribuer au maintien des ressources après une période de cumul ou d’intéressement. Le RSA remplacera les allocations comme le RMI, l’API, l’ASS et le PRE. La suppression de ces allocations dont les mécanismes échappent souvent aux salariés permettra à chacun de prévoir et de calculer facilement ses revenus. La RSA va venir en aide aux personnes qui bénéficient actuellement des allocations sus-citées. L’objectif étant d’inciter les gens rsa revenu solidaritesans travail à en chercher, même en temps partiel et encourager ceux qui travaillent à temps partiel à trouver une activité à temps complet. Dans ce dernier cas, grâce au RSA, un travail à temps complet sera toujours rentable pour le travailleur, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Une personne sans travail touchera le RSA à taux plein qui est l’équivalent du RMI actuel. Pour une personne travaillant à temps partiel, le RSA constituera un complément de revenu. Il bénéficiera du RSA même s’il ne touchait pas le RMI auparavant. Pour déterminer le montant, la situation familiale est prise en compte ainsi que les revenus familiaux. Ainsi, le travailleur touchera entre 20 euros et 280 euros par mois. Au fur et à mesure que le salaire augmente, le complément sera revu à la baisse mais dans tous les cas, il sera calculé de façon à ce que le salarié touche plus de 60 % de ses revenus. A priori, le système permettra au travailleur irrégulier de prendre le pas sur le travail au noir. Le RSA permettra ainsi de diminuer le nombre d’allocataires de RMI et d’améliorer le niveau de vie des travailleurs pauvres avec comme objectif avoué de voir diminuer la pauvreté d’un tiers en 2012. D’après un premier bilan suite à une expérimentation de 7 mois dans quelques villes, plus de 65 % de personnes bénéficiaires du RSA ont vu leurs revenus augmenter et pour le reste leurs revenus n’ont pas changé. Pour bénéficier du RSA, il faut avoir plus de 25 ans, être de nationalité française ou du moins posséder un titre de séjour autorisant à travailler depuis au moins cinq ans. Le RSA ne concerne pas les personnes âgées et les adultes inaptes au travail. Par ailleurs, le bénéficiaire, s’il est sans travail, devra s’engager à chercher activement une activité rémunérée. Le financement du RSA sera assuré d’une part par un fonds national et par les départements et d’autre part par un nouvel impôt, sur les revenus de placement et du patrimoine, qui sera instauré en 2009. Toutefois, le livret jeune, le livret d’épargne populaire, le livret A et le livret développement durable ne seront pas touchés. Selon les estimations, 50 % des ménages ne sont pas concernés par cet impôt et 35 % paieront moins de 20 euros par an. Les opposants au RSA évoquent un problème de fonds. Selon eux, le RSA inciterait les gens à accepter n’importe quel emploi sans tenir compte du temps, du revenu et des différentes contraintes comme la pénibilité des travaux, les horaires ou encore la distance par rapport au domicile. Les mesures d’accompagnement liées à une reprise de travail seraient négligées comme le problème de garde d’enfant ou les contraintes de transport. Le problème de transport reste pourtant le principal obstacle à un retour au travail. Selon eux toujours, le RSA encouragerait les employeurs à maintenir de faibles revenus qui seront toujours compensés par les contribuables et favoriseraient les emplois à temps partiel et les emplois temporaires. L’augmentation de la pression fiscale est aussi vivement critiquée.